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Parler de L'Éveil.

Journalistes, chercheurs, soignants : voici de quoi écrire sur les expériences de mort imminente sans sensationnalisme, et sur L'Éveil avec justesse.

En deux mots


L'Éveil est la première application francophone dédiée aux expériences de mort imminente. Elle permet de déposer son récit sous le nom de son choix, de lire ceux des autres et d'échanger avec des personnes ayant vécu la même chose. Ni plateforme médicale, ni espace ésotérique : aucune interprétation n'est imposée.

Le projet est porté depuis les Hauts-de-France. L'application sortira sur iOS et Android. L'inscription, la lecture des témoignages et le dépôt d'un récit sont gratuits, sans publicité.

Un mot du fondateur


Imad, fondateur de L'Éveil

Ce qui frappe, avec les expériences de mort imminente, c'est moins le phénomène que le silence qui l'entoure.

La plupart des personnes concernées n'en ont jamais parlé. Pas par oubli : parce qu'elles ont essayé une fois. Un médecin qui a changé de sujet. Un proche qui s'est inquiété. Un groupe en ligne où ce qui fait réagir passe devant ce qui fait du bien. Alors elles se taisent. Parfois vingt ans. Parfois toute une vie.

Ce silence ne se voit pas. Il se porte.

Une phrase revient dans presque tous les récits : je n'ai jamais osé en parler à personne. Elle est la raison d'être de L'Éveil.

J'ai cherché où ces récits pouvaient se déposer. Un endroit qui accueille sans expliquer, sans classer, sans juger. Des associations font ce travail depuis longtemps, et le font bien. Ce qui manquait, c'était un espace accessible à tout moment, depuis votre téléphone.

Alors je l'ai construit. Un endroit où l'on peut raconter sans avoir à convaincre.

Je ne suis ni médecin ni chercheur : un humain, un entrepreneur, rien de plus. Je ne vous dirai jamais ce que vous avez vécu, ni ce que cela signifie. Ce n'est pas mon rôle.

Mon rôle est plus modeste : faire exister cet endroit, et veiller à ce que vous y trouviez des gens qui comprennent.

À vous qui l'avez vécu, à vous qui accompagnez quelqu'un, à vous qui cherchez seulement à comprendre : bienvenue dans L'Éveil.

Imad
Fondateur de L'Éveil

Ce que disent les chiffres


Le phénomène est bien plus répandu que ne le laisse penser le silence qui l'entoure. C'est précisément l'écart entre sa fréquence et sa faible visibilité qui a motivé la création de L'Éveil.

4 à 10 % de la population générale
Les enquêtes en population générale convergent vers un pourcentage à un chiffre. Une étude internationale menée dans 35 pays sur 1 034 personnes, validée par l'échelle de Greyson, aboutit à 10 % (intervalle de confiance à 95 % : 8,5 à 12 %). Une enquête allemande sur plus de 2 000 personnes donne environ 4 %.
18 % des personnes réanimées après un arrêt cardiaque
Sur 344 patients suivis dans dix hôpitaux néerlandais, 62 ont rapporté une expérience de mort imminente, dont 41 une expérience dite centrale. Étude prospective publiée dans The Lancet en 2001.
Plusieurs millions de personnes concernées en France
Extrapolation, à manier comme telle : appliquée à la population française, la fourchette de 4 à 10 % représente entre deux et sept millions de personnes. Aucune enquête de prévalence n'a été conduite spécifiquement en France à ce jour.

Ces expériences ne surviennent pas uniquement en cas de mort clinique : elles sont aussi rapportées après des noyades, des chutes, des accidents, des complications d'accouchement ou pendant des interventions chirurgicales.

Écrire sur les EMI


Le sujet se prête au sensationnalisme, et les expérienceurs en paient le prix : beaucoup se taisent parce qu'ils redoutent d'être traités comme des curiosités. Quelques repères, si vous traitez le sujet.

Le phénomène est documenté.
Il fait l'objet de recherches depuis les années 1970, en réanimation, en neurologie et en psychologie. Il existe des outils de mesure, dont l'échelle de Greyson.
La science ne tranche pas.
Plusieurs lectures coexistent, physiologiques comme non réductionnistes, et aucune ne fait consensus. Présenter l'une comme établie est inexact dans les deux sens.
Toutes les EMI ne sont pas lumineuses.
Certaines sont vécues comme angoissantes ou vides. On les entend moins, non parce qu'elles seraient rares, mais parce qu'elles sont plus difficiles à confier.
Attention à l'homonymie.
« Expérience de mort imminente » et « signes de la mort imminente » désignent deux réalités sans rapport — la seconde relève des soins palliatifs.
L'imagerie compte.
Le tunnel lumineux illustre un cliché, pas un vécu. Nous n'utilisons jamais d'imagerie médicale ni de représentation littérale de l'expérience.

Pour approfondir, notre page Comprendre les EMI réunit un lexique et des articles de fond.

Sources & références


Les affirmations de ce site s'appuient sur la littérature revue par les pairs. Voici les références les plus citées, utilisables directement dans un article.

Nous publions également un état des lieux détaillé de la recherche — méthodes, résultats établis, hypothèses en présence et limites : Ce que dit la recherche sur les expériences de mort imminente.

L'étude prospective de référence
van Lommel P., van Wees R., Meyers V., Elfferich I., « Near-death experience in survivors of cardiac arrest: a prospective study in the Netherlands », The Lancet, 2001, 358, p. 2039-2045. Sur 344 patients réanimés après un arrêt cardiaque dans dix hôpitaux néerlandais, 62 — soit 18 % — ont rapporté une expérience de mort imminente, dont 41 une expérience dite centrale.
L'outil de mesure
Greyson B., « The Near-Death Experience Scale: Construction, reliability, and validity », Journal of Nervous and Mental Disease, 1983, 171, p. 369-375. Questionnaire en seize items, devenu l'instrument standard pour caractériser et comparer les récits.
La conscience pendant la réanimation
Parnia S. et coll., « AWARE — AWAreness during REsuscitation: a prospective study », Resuscitation, 2014. Étude multicentrique sur les souvenirs rapportés pendant l'arrêt circulatoire.
La phénoménologie des souvenirs
Travaux du Coma Science Group de l'université de Liège, notamment Charland-Verville V. et coll., sur les caractéristiques des souvenirs d'EMI comparés aux souvenirs d'événements réels et imaginés.
Les expériences difficiles
Greyson B., Bush N. E., « Distressing near-death experiences », Psychiatry, 1992. Typologie des expériences vécues comme angoissantes, vides ou hostiles.
L'ouvrage fondateur
Moody R., Life After Life, 1975. Sans valeur scientifique au sens strict, mais c'est l'ouvrage qui a popularisé le terme et lancé le champ de recherche.

Nous pouvons vous orienter vers des chercheurs francophones travaillant sur le sujet, ou vers des associations d'expérienceurs, si votre article le nécessite.

Logos & identité


Ces éléments sont libres d'usage dans le cadre d'un article ou d'une publication mentionnant L'Éveil. Merci de ne pas les déformer, les recolorer ni les redessiner.

Le halo n'existe jamais sur fond clair : sur crème ou blanc, utilisez le wordmark seul.

Dossier de presse & contact


Le dossier complet — genèse du projet, état de la recherche, chiffres, visuels de l'application — est adressé sur demande aux journalistes, chercheurs et partenaires.

Pour le recevoir, une interview ou une vérification de fait, écrivez-nous via la page contact en sélectionnant « Journaliste, chercheur ou soignant », ou directement à hello@leveil.app.

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